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L’agriculture Biologique

La Bio : une réponse aux multiples préoccupations du territoire.

L’agriculture biologique contribue à préserver de nombreux biens enviro​nnementaux et répond aux préoccupations du territoire : Qualité de l’eau, des sols, de l’air, préservation de la biodiversité, création d’emplois pérennes, enjeux climatiques…

Ces impacts positifs justifient le soutien de politiques publiques à diverses échelle (européenne, nationale, régionale, territoriale).

Pourquoi produire et manger bio ?

Pour protéger la santé

L’agriculture biologique interdit l’usage de substances chimiques de synthèse que ce soit pour les engrais, les désherbants ou les produits fongicides.

  • La santé des agriculteurs :

Les agriculteurs étant les plus exposés, sont les premières victimes des pesticides. Par exemple, la maladie de Parkinson a été reconnue en 2012 maladie professionnelle pour les agriculteurs, du fait de l’exposition aux pesticides.

  • Les produits bio plus riches en vitamines et nutriments

    Différentes études nutritionnelles ont prouvé que les aliments bio sont plus riches en vitamines et en micro nutriments que leurs équivalents conventionnels. Par exemple, des kiwis peuvent contenir jusqu’à 90% de vitamine C en plus lorsqu’ils sont bio (Dr Amodio et Kader, étude publiée dans le Journal of Science of Food and Agriculture). La teneur en anti-oxydants des fruits et légumes bio est très souvent supérieure (jusqu’à 50 % en plus) (Etude menée par l’université de Newcastle, 2007, et Quality low input food project, Etude financée par l’Union Européenne). Quand on connaît le rôle de ces nutriments dans la prévention des cancers, l’intérêt des produits bio pour la santé semble évident.

  • Pas de produits chimiques dans mon assiette !

 Les produits bio, de manière logique, contiennent très peu de résidus de pesticides et à des teneurs si faibles qu’il s’agit de contaminations accidentelles dus à des voisins épandant leurs produits chimiques les jours de vent. L’étude menée par l’UFC Que Choisir en 2006 a montré que 8% des produits bio sont contaminés par des produits chimiques (à très faible dose), alors  que cette contamination concerne 60% des produits alimentaires conventionnels.

  • Davantage de mycotoxines en bio ? : une légende

Enfin, pour revenir sur la question des mycotoxines qui nous est bien souvent posée : la même étude de l’UFC a prouvé que 54 % des produits conventionnels contiennent ces toxines de nourriture, contre 37% des produits bio.

Pour protéger nos ressources en eau.

Les agriculteurs bio mettent en place des systèmes de production cohérents qui limitent efficacement les pollutions de l’eau par les nitrates, phosphates et produits phytosanitaires.

Pour favoriser la biodiversité

En s’appuyant sur les équilibres naturels et en rejetant tout apport de produits phytosanitaires de synthèse, l’agriculteur bio favorise la biodiversité.

L’homme est pour la première fois responsable d’une extinction de masse des espèces, la 6ème de toute l’histoire de la Terre, au rythme de 75 espèces par jour alors que les précédentes se sont faites au rythme de 15 espèces par siècle.
L’érosion de la biodiversité s’accélère à une vitesse sans précédent : 25% des mammifères connus sont menacés d’extinction, 11% des oiseaux, et 17% des végétaux…

Si pendant longtemps on a considéré l’agriculture comme une activité comparativement plus bénéfique à la biodiversité que d’autres activités comme la production industrielle, l’industrialisation et l’intensification des activités agricoles rendent cette distinction moins nette que par le passé.

En s’appuyant sur les équilibres naturels et en rejetant tout apport de produits phytosanitaires de synthèse, l’agriculteur bio favorise la biodiversité. Il cherche à mettre à profit les services qu’elle peut lui rendre, en particulier les auxiliaires de culture (prédateurs des ravageurs des cultures), il travaille ainsi à conserver les habitats de ces derniers à proximité de ses parcelles.

L’agriculture bio a cet intérêt inestimable d’être un laboratoire à ciel ouvert pour produire en recourant le plus possible aux processus naturels. Elle a compris depuis longtemps que la biodiversité est un facteur de production qui doit être pris en compte et favorisé. Il est aujourd’hui démontré que l’agriculture bio génère globalement une biodiversité plus importante que les autres modes de production (source FIBL 2007).

Pour nourrir la planète

L’agriculture biologique peut contribuer à la sécurité alimentaire, mais sa capacité à affirmer son rôle dépend en grande partie de l’existence d’une véritable volonté politique.

Pour créer de l’emploi

Dans un contexte de chômage élevé, l’agriculture biologique présente des atouts certains. En induisant 20 à 30% de main d’œuvre supplémentaire…

« Dans un contexte de chômage élevé, l’agriculture biologique présente des atouts certains. En induisant 20 à 30% de main d’œuvre supplémentaire par rapport à l’agriculture conventionnelle, elle participe à l’aménagement et à la valorisation des territoires et revitalise un milieu rural vidé de ses habitants et appauvri sur le plan environnemental. »

Le FIBL, quant à lui, a compilé des dizaines d’études sur l’agriculture biologique. Il en a relevé quelques-unes qui relèvent du champ du social :
  • « L’agriculture biologique diminue les coûts de la santé. Les empoisonnements causés par les pesticides engendrent en Allemagne des coûts sociaux d’environ 12 000 000 d’euros. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte des maladies chroniques » ;
  • « Le bio est valorisant. Le bio crée une plus grande identification avec son propre travail : 64 % des producteurs sont plus heureux après la reconversion qu’avant » ;
  • « Le bio rend plus heureux. Une enquête menée en Allemagne auprès de 333 fermes bio a révélé que la plupart des agriculteurs bio sont très heureux dans leur travail » ;
  • « L’agriculture biologique crée des places de travail. Le désherbage mécanique et l’élevage de plein air exigent plus de main d’oeuvre. En outre, de nombreuses fermes bio transforment leurs produits à la ferme et les commercialisent elles-mêmes, ce qui donne énormément de travail. »

Pour protéger le climat

En agriculture biologique, la non-utilisation d’engrais de synthèse et le recyclage de la matière organique contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Pour protéger l’environnement

Les principes mêmes de l’agriculture biologique impliquent qu’elle participe à la préservation de l’environnement : veiller à l’équilibre « sol-plante-animal », respecter les rythmes naturels, préserver la fertilité et l’activité du sol, ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse ni d’OGM…